La preuve que j'ai de l'humour...

La preuve que j'ai de l'humour...
Allez une petite blague... pour vous prouver que j'ai le moove à mort ces temps-ci. Mais si je vous vois pas rigoler, que je ne vous entende plus jamais vous plaindre que je ponds des textes déprimants et tout et tout. (Et aussi pour vous faire patienter avant mon article n°2 sur l'Egypte qui traîne et tous les autres trucs importants que je promets et que j'fais pas) ;-)

"Cela se passe dans le frigo, dans le bac à oeufs.
10 oeufs sont a l'intérieur... Le premier oeuf, le plus à gauche, regarde l'oeuf le plus à droite et dit à son voisin :
- Dis, regarde l'oeuf au bout, t'as vu la gueule qu'il a !!
Le 2ème œuf regarde et s'étonne :
- Purée, oui, t'as raison ...
Et le 2ème oeuf se retourne vers le 3ème et lui dit :
- Dis, t'as vu la gueule de l'autre au bout ?
- Oh purée... c'est pas possible...
Et il se retourne vers le 4ème oeuf et lui dit :
- Eh ! Regarde l'oeuf du bout, il tire une de ces gueules
- Ouais...
Et ainsi de suite jusqu'au 8ème :
- Dis, tu as vu ton voisin, il n'est pas bien...
Le 9ème oeuf se retourne et regarde son voisin... Il regarde alors le 8ème oeuf et lui répond :
- T'es con, c'est un kiwi !"

# Posté le lundi 07 novembre 2005 15:56

Modifié le mardi 08 novembre 2005 10:21

Crise en Afrique du Sud - et nous ?

Crise en Afrique du Sud - et nous ?
Voici ce qui ressort d'un article lu ce matin dans le Monde Diplomatique d'octobre 2005, intitulé "La jeunesse sud-africaine face aux violences sexuelles", par Charlene Smith, journaliste à Johannesburg. Il m'est apparu que je me devais, fût-ce en vain, de le faire partager.

Comme dans beaucoup de pays d'Afrique sub-saharienne, le sida progresse chaque jour en Afrique du Sud ; la maladie y a fait tomber l'espérance de vie à 49 ans. Mais cela n'étonne pas : un rapport sexuel forcé ne laisse guère de quoi négocier une protection contre la maladie. En effet, plus d'un million de femmes sud-africaines sont violées chaque année, et cela dans une relative indifférence, de la part du gouvernement autant que celle de la population : les agressions sexuelles sont plus que banalisées, elles sont "normales". Et l'une des conséquences fréquentes après avoir subi un viol est la contagion par le VIH.
Pourtant, en 2002, on avait cru à une possible réaction du gouvernement : une loi avait assuré que les personnes victimes de viol auraient désormais accès à un traitement antiviral préventif (celui qu'on administre au personnel des hôpitaux risquant une contagion), afin de limiter la propagation du virus. Mais un an après, la clause promettant aux victimes ce traitement, des médicaments contre les autres MST et un suivi psychologique a été rayée du projet de loi... et ce sans justification. Par contre, les agresseurs, eux, peuvent continuer à bénéficier d'un traitement médical complet incluant les médicaments antisida : cette clause-là n'a pas été supprimée. Qu'en penser ?

D'après une étude réalisée auprès de jeunes sud-africains, il apparaît que pour les jeunes garçons, "violer quelqu'un qu'on connaît" ou se livrer à des "attouchements non consentis" sur une jeune fille ne constitue pas un acte de violence sexuelle. Certains vont jusqu'à affirmer que "les filles aiment être violées". Deux tiers des garçons et trois quarts des filles avouent d'autre part avoir déjà subi des rapports sexuels imposés. Les viols collectifs représentent 75% des cas d'agression sexuelle recensés : le plaisir n'y est pas l'acte sexuel en lui-même mais le fait de le "partager" : c'est une démonstration mutuelle de masculinité, et la fille n'apparaît alors que comme une proie désignée.
Les cas de viols représentent la moitié de ceux présentés devant les tribunaux, mais les agresseurs ne sont condamnés que dans 7% des cas...

Les causes imputées à ce phénomène bien plus qu'effrayant sont vagues et diverses. Après des années de conflits sous des régimes politiques trop stricts, les sud-africains possèdent une piètre image d'eux-même. De plus, le taux de chômage important et la pauvreté frappant le pays amènent les parents à lutter pour la survie sans pouvoir se préoccuper de l'éducation des enfants, qui sont livrés à eux mêmes, sans modèles ni repères autres que ceux de la violence ambiante.

Mais la question qui se pose est : qu'en est-il de nous, brillants Occidentaux ? L'article se termine sur un exemple qui nous concerne : en 2003, la ville de New York a réussi à faire baisser de 10% tous les types de crimes et délits - sauf les viols, qui ont augmenté de 6%. La lutte contre la violence sexuelle n'a rien d'une entreprise romantique visant à résoudre les problèmes des pays étrangers : il faut avoir le courage d'aller regarder dans sa poubelle, d'en sortir les cochonneries qui s'y trouvent et de s'en débarrasser.

Qui nous dit que la situation dans notre belle France n'est pas sensiblement la même ? Si on est arrivés aujourd'hui à une époque où il est possible de parler de ces agressions sans tabous, ce n'est pas non plus pour qu'elles deviennent banales et continuent de se perpétrer dans un silence blasé général. Sur le site rapecrisis, site d'une association qui lutte contre la violence sexuelle en Afrique du Sud, il y a une petite rubrique que je vous conseillerais de lire : "Myths about rape". Car ces petites idées reçues ne sont pas spécifiques au pays : lors d'un débat sur ce sujet, en classe de première, j'ai entendu deux garçons affirmer successivement "y'en a, vu comment elles s'habillent, elles le cherchent un peu" puis "faut arrêter, une fille qui se fait violer par 20 mecs, c'est qu'elle veut bien, sinon elle aurait pu s'échapper..." Et personne d'autre que moi ne s'est révolté à ces paroles...

A croire que chez nous non plus, la maxime "Remember, rape is not the woman's fault, but the rapist's. Don't blame her, BLAME THE RAPIST" n'est pas encore ancrée dans tous les esprits comme elle le devrait. Alors si cela vous touche un tant soit peu, pour une fois, j'aimerais ne plus être la seule à mettre les mains dans la poubelle...

# Posté le mercredi 12 octobre 2005 03:39

Back from Egypt

Back from Egypt
Après un mois d'absence, je suis là... C'est la fin du voyage, les sept Françaises et leur petit Bulgare ont regagné leurs quartiers en France.

"Alors, c'était comment l'Egypte ?"

La voilà, la question qu'à peu près tout le monde me pose... et je suis assez désolée, de ne pas être trop enthousiaste, et de devoir dire avec sincérité "J'étais contente de rentrer..."

"Mais pourquoi ?"

Eh oui, évidemment, pour tout le monde ou presque ici l'Egypte est le pays d'une grande civilisation ancienne, avec toutes les richesses que cela suppose. Mais c'est justement le problème de l'Egypte : ses attraits touristiques ont sali le plaisir qu'elle pouvait apporter à ses visiteurs.
En dehors de problèmes que l'on rencontre dans un certain nombre de pays, et qui peuvent être difficiles à supporter pour certains d'entre nous, petits Occidentaux - la chaleur (plus de 35 degrès à l'ombre, c'est dur à supporter un mois entier, on attrape le rhume avec les clims, et on doit prendre trois douches par jour tellement on transpire, sans parler des coups de soleil etc), la saleté (y'avait qu'à voir la couleur de nos pieds quand on rentrait d'une aprème de balade en tongues...), la pollution (quand on se lève le matin et qu'on voit une brume douteuse qui sépare l'immeuble d'en face de nos yeux, on prend peur), les arnaques locales... - il y en a qui me semblent spécifiques au pays.

Premier obstacle : le fait d'être une fille. A peine arrivés nous constatons, mi-tristes mi-stupéfaits, que 80% des filles, des femmes, sont voilées. Et cela semble plus tenir du phénomène de mode (le joli hijab jaune assorti aux chaussures jaunes de l'adolescente) ou d'un éventuel fanatisme, imposé ou volontaire (ces femmes recouvertes de couches de tissus noir, des pieds à la tête, avec chaussettes et gants, et dont un fin voile va parfois jusqu'à masquer les yeux) que d'une réelle et savante foi religieuse. Mais peu importe ; nos cheveux, nos manches courtes et nos vêtements relativement moulants déclenchent l'hystérie (ah, l'ironie du mot !). Impossible de marcher tranquillement dans la rue, sans subir les sifflements aguicheurs, les discours dragueurs en anglais approximatif, les filatures discrètes dans la foule, et parfois même des insultes assez déplacées... inconvénient qui, à lui seul, m'a tout de suite fait passer l'envie de vivre dans ce pays.

Autre point gênant : le tourisme. Vous êtes blanc, vous êtes donc touriste, potentiellement riche, quel que soit votre âge et votre situation. A Louxor, à Saqqara, c'est ce que pensent ces petits enfants qui vous assaillent seuls ou en horde en criant "hello ! money !!". Tout le monde est toujours prêt à vous vendre quelque chose : une calèche, une felouque, un sourire, un conseil, l'air que vous respirez... tout ! Tout se paye, pour vous.
C'est selon cette logique commerciale du "dépouillement du touriste" que vous payez un prix exorbitant (par rapport au pays, bien sûr) pour entrer sur un site touristique ; mais même après vous être acquittés du prix d'entrée, il vous faudra certainement payer le même prix, voire plus, pour, par exemple, avoir accès à la salle des momies (musée du Caire), visiter le tombeau de Toutankhamon (Vallée des Rois), entrer dans une pyramide (Gizeh)... petits détails qui dépitent peu à peu le jeune voyageur en quête de découverte.
Et même à l'intérieur de ces sites mondialement connus, quelque chose cloche ; il manque l'ambiance terriblement historique que l'on croyait ressentir en ces lieux. En fait, on en arrive même à se demander : ceci est-il vraiment authentique, ou seulement récemment reconstitué pour amasser l'argent ô combien vital du tourisme ? La question vient d'elle-même lorsque, en pleine visite d'un temple, vous voyez des hommes assis à tailler des pierres ou à peaufiner un hiéroglyphe sur une façade, ou encore une grue prête à reconstruire tout un pan de mur... Distinguer le vrai du faux, c'est à la longue fatiguant ; résultat, notre émerveillement en prend un coup.

La voilà, mon Egypte... et s'il y a eu beaucoup de bons moments, je crois que c'est surtout grâce à l'équipe de Français qui m'entouraient (et du Bulgare aussi !!!) avec qui on réussissait à rire de tout ce qui nous pesait - merci particulièrement aux miss optimistes, qui nous ont bien aidés et motivés !

# Posté le lundi 10 octobre 2005 13:21

Modifié le mardi 11 octobre 2005 11:31

Leaving for Egypt

Leaving for Egypt
Ca y est, l'heure a sonné, les aiguilles ont tourné et cette nuit à 5h du matin, je me lèverai pour aller prendre un avion qui m'emmènera au Caire via Milan, accompagnée de mon ami Vladimir... Je pars en Egypte !!
Vous n'imaginez pas comme je suis stressée. Plein de questions me viennent à l'esprit.
Est-ce que mon avion ne va pas s'écraser ? (en plus j'en prends 4, aller et retour, ouuuuhhh !!)
Est-ce qu'il y aura des douches dans ma chambre d'hôtel ?
Est-ce que je vais chopper la turista ?
Est-ce que les Egyptiens utilisent des toilettes turques ? (Si la réponse aux deux dernières questions est oui, il semble que je sois, au sens propre comme au figuré, dans la merde...)
Est-ce que je vais réussir à adresser la parole à un seul habitant de ce pays, sachant que je ne sais ni dire pain, téléphoner, manger, viande, timbre, et bien d'autres choses élémentaires ?
Est-ce que je verrai les pyramides de ma fenêtre ?
Ai-je emporté assez de strings pour le mois ?
Est-ce que mon portable va capter ?

Etc, etc...

Bref, souhaitez-moi bonne chance. Si je ne m'écrase pas, dumoins à l'aller, vous ne me verrez pas au JT de TF1 mais peut-être que je vous enverrai une carte postale. La deuxième possibilité m'a l'air plus sympa.

En attenant, petits lycéens, lycéens, collégiens, collégiennes, masos lancés dans des prépas ou en première année de médecine... je vous souhaite quant à moi une bonne rentrée :-D

# Posté le mercredi 31 août 2005 10:38

Ce n'est qu'un au revoir...

Ce n'est qu'un au revoir...
Tout a une fin, même les meilleures choses...
Grâce à vous tous en tous cas on s'est trop éclatés, si je peux je reviendrai l'an prochain, et j'espère que vous serez tous là pour qu'on repasse d'aussi bonnes vacances...

Chloé, Morgane, Marine, Marie, Célia, Claire, Martine, Baptiste, Anthony, Juliette, Elodie, David, Vincent, Lucas, Benjamin, Yoann, Jaco (...), Nicolas, Camille, Stéphane Bern, Angel et tous les autres... merci à tous et à très bientôt !!! Un an ça passe vite ;-)

# Posté le jeudi 25 août 2005 04:54

Modifié le jeudi 25 août 2005 05:08