Ang Lee, Heath Ledger et Jake Gyllenhaal : Brokeback Mountain

Ang Lee, Heath Ledger et Jake Gyllenhaal : Brokeback Mountain
Brokeback Mountain.
La première fois que j'ai entendu parler de ce film, c'était une de mes amies qui parlait d'une « histoire d'amour entre deux cow-boys, deux hommes » ; sa cousine à côté, a eu la justesse de rectifier, un sourire aux lèvres « une histoire d'amour tout court... »
Le lendemain, au noir dans une salle de cinéma et seule comme souvent, j'ai vu enfin la bande annonce. Les paysages vastes et enchateurs de Brokeback Moutain, le charmant visage renfrogné d'Heath Ledger sous le rebord de son chapeau, ces mots qui couraient vers nous du fond de l'écran « It was a friendship... that became a secret ». J'ai décidé d'aller voir le film.

Je suis tombée amoureuse de quelque chose dans cette histoire.

Il y a plusieurs choses remarquables dans ce film, et pas seulement par rapport au sujet traité. En tant que chroniqueuse du dimanche (et la date d'aujourd'hui donne raison à mon usage de ce lieu commun), j'avoue que je ne sais pas par quel bout prendre la chose. Sur quels fils de mes sentiments dois-je tirer, et dans quel sens. Il est rare que je trouve un film bouleversant ; et maintenant il me semble que poser ligne après ligne ce qui tourbillonne dans ma tête depuis une semaine est déplacé. Mais je vais le faire : ne serait-ce que pour contrer les arguments fondés ou non de ceux qui ne voient dans cette histoire qu'un aspect politiquement correct (les homosexuels s'aiment comme tout le monde !) ou pour convaincre ceux qui n'en ont même pas entendu parler. Je veux donner envie d'aller voir ce film, essayer de vous mettre l'eau à la bouche sans en dire trop...

Le réalisateur Ang Lee a déclaré qu'en faisant ce film, lui, ses acteurs, son équipe, ne pensaient pas aux conséquences, à la polémique qu'il allait inévitablement susciter. Ils étaient dedans, ils ne pensaient qu'à retransmettre au mieux les émotions qui les avaient touchés lors de la lecture de la nouvelle d'Annie Proulx (car le film est issu d'une nouvelle du même titre, dans le recueil « Close Range », en français « Les pieds dans la boue »). Qui n'a pas vu ce film se dira, la blague, comment ne pas penser à la polémique lorsqu'on aborde un tel sujet, aussi profondément, de plus dans un film américain ! Erreur. Moi je veux bien croire que ces pensées aient été largement secondaires. Que ceux qui ont fait ce film, se sont battus pour le faire, l'ont fait grandir comme un petit arbre et un grand rêve, l'aient véritablement vécu.

Pourtant, on entre dans ce film comme dans la polémique, même tacite, qui l'entoure. On se sent pionnier, aventurier, plein d'espoir : l'impression idiote d'être la pour une « bonne cause » que notre seule présence promeut. Avec dans la tête des petites questions du genre, cet amour va-t-il avoir l'air vrai, dans le jeu des acteurs, comment cela a-t-il été géré par le réalisateur, quels subterfuges vont être utilisés ? Combien cet état d'esprit demeure, je ne sais pas. A peu près autant de temps que lorsque vous comptez les secondes restantes, à la demande du médecin, avant une anesthésie générale. Un rien. Ou peut-être, les quatre accords de guitare de Gustavo Santaolalla. Car ce film ne vous rejette pas. Vous ne restez pas étranger aux personnages, vous entrez en eux ; vous leur tenez la main, mi-angoissé mi-souriant, en tous cas impatient, dès les premiers mots échangés. Les présentations sont faites ; madame, monsieur, la porte est ouverte : vous pouvez entrer.

Je ne sais pas non plus combien de temps on voit deux hommes à l'écran. Très rapidement, j'ai vu deux... deux êtres ? deux âmes ? deux personnes ? s'aimer. On plonge dans quelque chose de romantique. Néanmoins perturbé, souvent triste. On voit deux hommes faire l'amour, vraiment, et sans avoir besoin de fermer les yeux. Avec violence mais pudeur ; juste ce qu'il faut pour percevoir sans gêne l'intensité de la scène, sa réalité, sa beauté aussi. Je suppose, quelque chose que beaucoup de réalisateurs ne savent pas doser, peut-être dans l'idée que tout est permis, lorsque le sexe lie une homme et une femme. Ang Lee nous met ces deux hommes entre les bras, leurs étreintes et leurs larmes, et remet les pendules à l'heure. Il n'y a rien à craindre. La provocation peut être partout, sauf dans l'histoire de Jack et Ennis, et de ceux qui ont voulu y donner corps.

Et le film se poursuit. Je n'en dirai pas plus là-dessus. Les personnages sont charmants, touchants dans leur relation, dans leur individualité aussi, surtout dans leur différence. Plusieurs fois je me suis retournée dans la salle mi-obscure pour voir des visages au sourire mélancolique, un peu enchanté. Certaines scènes, à l'instar des fabuleuses étendues froides de Brokeback Mountain, sont simplement magnifiques. Qu'elles suscitent le rire ou la douleur... Chacun voit un peu de soi dans Ennis et dans Jack, de temps en temps. Il n'y a pas besoin pour cela d'être homosexuel, il n'y a pas besoin pour cela d'être un homme non plus. Il suffit de vivre et de savoir ce qu'est aimer.

Pour la bande annonce (française) et autres infos, c'est ici.

# Posté le dimanche 29 janvier 2006 10:51

Modifié le lundi 30 janvier 2006 05:08

"Juste un instant" (novembre 2005)

"Juste un instant" (novembre 2005)
Allez, une fois n'est pas coutume : un petit (tout petit) texte de moi.
Ou quand Fanny a envie d'être amoureuse (mais juste envie)...


Long, anguleux, à côté de moi, il s'allonge... j'aime quand il a cet air d'envie de rien. Je devrais me sentir un peu coupable, mais non ; comme ça, je l'aime bien. Lassitude à lire de bout en bout sur son corps. Je sais qu'il en a marre. Ses yeux fuient, même quand les miens insistants, le poursuivent, le parcourent, inlassablement ; il veut s'enfuir... il détaille les photos, sur les murs, les reflets de la fenêtre sur le plâtre blanc. Il ne soupire pas, il ne dit rien, il est juste là.
Il m'en veut.
Mais il m'aime.
Et il sait que je deviendrais folle s'il me laissait comme ça.
Alors il reste. Sa présence boudeuse mais calme, sa froideur mais sa présence me rassurent. Il est avec moi.
A chaque fois c'est pareil. Il me voit, je crois même que parfois, il m'anticipe. S'il aperçoit les larmes dans mes yeux, s'il me surprend à me mordre les lèvres, si je laisse échapper un petit cri, si je garde trop longtemps les yeux fermés. Il s'arrête, net. La tension retombe toute entière, d'un seul et même coup. Je l'admire tellement pour ça. Il me lit. Il se maîtrise. Il s'allume et il s'éteint, à ses désirs, comme une guirlande de Noël. C'est le seul homme que j'aie jamais vu faire ça. Aussi souvent, aussi facilement.
Je me dis parfois, quand j'ai envie d'être romantique, qu'il n'a pas envie d'être bien si je ne le suis pas. Peut-être. Parfois, quand il n'est pas là, que mes confidences tombent à vide sur son répondeur terriblement impersonnel, et que c'est à moi de lui en vouloir, je me dis qu'il a simplement peur de faire du mal à quelqu'un. De le faire en ayant conscience de le faire.
Certainement qu'il doit y avoir des deux.

La première fois, j'ai eu tellement peur. Il me regardait ; il n'a plus respiré ; il a disparu. Quelque part, une autre pièce, évanoui dans les ombres qui devenaient menaçantes... Seule, je me suis repliée, petite, blessée et froide, ma peau contre ma peau, mes pouces entre les dents, j'ai pleuré encore un peu, j'ai écouté mes larmes chaudes. J'étais si horrifiée. Que tout soit encore là. Que quatre, cinq ans, tout ce qui a pu évoluer, n'aient rien changé. Les images sont toujours là. Tous les hommes se ressemblent, à un petit instant. Même ceux qu'on aime le plus.
J'étais là, pétrifiée, mes cheveux étalés sur les draps, éplorée, perdue. Je me disais : reste sur ce lit toute ta vie. Ne bouge plus, ne cours plus. Ne cours plus après ce que tu n'auras jamais.
Puis, un bras ferme m'a poussée un peu brusquement l'épaule. En silence, je lui ai fait une place. Il était revenu. Deux revers de main, il a caressé mes larmes, attrapé mes doigts, les a posés, juste, sur ses lèvres. C'était fini.
Déjà, il avait cette expression de vide assumé. Les traits détendus, le regard ailleurs, le corps immobile, parfaitement. Il avait compris, et il n'avait pas envie que je parle. Il serait là, c'est tout. Je me suis endormie.

Depuis, la scène se rejoue. De temps en temps, l'euphorie de nos instants me laisse, les griffes des autres me rattrapent, et je ne sais pas m'échapper. Il coupe court. Rideau, salle dans le noir. La fête est finie, les démons, queue basse, obligés de s'effacer. Je fixe le plafond blanc.
Il revient. Jamais il ne dira qu'il m'en veut. Il me quittera peut-être ; à un autre moment que ceux-là, invoquant d'autres raisons.
Les lignes de son visage si lisses, ses lèvres trop brunes, ses jambes qui dépassent de quelques bons centimètres le bord du lit. J'aurais envie de tout lui donner, tout ce qu'il reste, juste parce qu'il est là. Que son silence ne fait pas mal, qu'il est comme les comptines pour enfants, les histoires qu'ils se font raconter le soir ; emplissant l'air, rassurant. J'ai envie de passer mes mains dans les mèches de ses cheveux, noyer mon visage dans le creux de son épaule ; des choses futiles, de petites choses. Mais ce n'est pas le moment. Ce n'est le moment de rien.
C'est le moment où il veut que j'oublie ; je les oublie. Je pense à lui.

# Posté le vendredi 13 janvier 2006 08:30

Modifié le dimanche 15 janvier 2006 15:46

Un peu de confomisme : bonne année !

Un peu de confomisme : bonne année !
Eh oui, la nouvelle année commence... je sais que j'ai dit que je trouvais débile de poster quelque chose sur ce sujet, mais finalement, je me laisse aller à quelques voeux.

Bonne année à tous et à toutes : que la chance vous sourie, que vos rêves se réalisent, que vos pulsions se libèrent, que vos projets se concrétisent ; soyez amoureux, souriants, dynamiques, confiants, artistes, audacieux, combattifs, passionnés, acharnés, exigeants, intransigeants, heureux, magnifiques... car vous l'êtes tous, probablement ;-). Mettez vos doigts en travers du temps qui passe, ne laissez pas s'échapper vos amis, vos envies et toutes les occasions de joie qui se présenteront, sous (mauvais) prétexte que vous n'avez pas le temps, que ce n'est pas "votre faute", que c'est une question de priorités, que vous n'en avez pas la force... Prenez des risques, foncez et ne regrettez rien. Tout se rattrappe... sauf le temps déjà passé.

Pour le jour de l'an, je ne sais dans quelles atmosphères somptueuses vous vous êtes prélassés ; pour ma part, je suis restée à la maison, avec ma cousine, à manger d'énormes pizzas pleines de fromage, à regarder de vieilles vidéos de kayak (Family Maaaad !) et de vieilles émissions musicales. En fait, je dois avouer que c'était mieux que certaines fêtes où je m'étais trouvée les années précédentes... ou alors je vieillis !!!

Côté bonnes résolutions, qu'on ne va pas tenir, mais que j'aime bien faire (plaisir personnel...), pour moi, ce sera : prendre les choses plus cool, arrêter les excessivités excessives et les impulsivités hystéro-dépressives d'un soir ; développer ma sociabilité nouvelle (trouver un, une colocataire ?) ; continuer à bosser (je me suis déjà impressionnée pendant les vacances) ; me concocter un petit séjour à l'étranger, l'Irlande en première ligne ; et peut-être, accessoirement, être amoureuse, même si c'est de travers, jamais au bon moment, même si c'est à moitié, juste sur les bords, un jour oui, un jour non, avec éclat, et stupidité... parce que je crois que je ne sais pas faire autrement.

Enfin bref : du bonheur, du mouvement, de la vie !!! Je vous aime !

# Posté le mercredi 04 janvier 2006 06:08

Autres regards sur l'Egypte...

Autres regards sur l'Egypte...
Voilà plus de deux mois que je suis revenue, de ce pays charmant, de ses pyramides majestueuses, de ses hommes exécrables et de son soleil en surabondance (et pourtant, il me manquerait presque, en cette période hivernale). Deux mois, qui sont passés, pour le premier très lentement - réacclimatation - le second plus rapidement - la routine reprend le pas. On a retrouvé les brises glacées, les pullovers, les si charmants garçons français, les passages piétons et le jambon... On est revenus chez nous, fatigués, heureux, mais tout de même conscients d'avoir appris quelque chose.

Moi, j'ai appris à avoir des amis - être un peu plus conciliante, chercher chez les autres des points d'entente, plutôt que de discorde, partager à peu près tout et rien, rires et crises de nerfs... oui, je dois dire que dans les situations périlleuses que nous a fait connaître l'Egypte, c'est le groupe qui les a vécus, chacun à sa manière, mais au moins tous ensemble...

Alors, avant que Noël vienne, et avant que l'année nouvelle ne remette les compteurs à zéro, avant qu'on ne se perde ou se rapproche, je tenais à faire un dernier petit retour sur ce qui est, je pense, l'une des expériences les plus marquantes de mes 19 ans de vie. Voici donc, un peu de chaleur, de souvenirs, tracés par les doigts de deux amies qui ont traversé ce petit bout de route avec moi.

(Merci à elles d'avoir participé, et quand même, petit coup de gueule pour les autres - on ne change pas les râleuses...)

Mathilde

Un mois et demi après, qu'est-ce qui me reste de l'Egypte ? Enfin, surtout du Caire, car je ne prétends pas faire à travers ce portrait de la ville où nous avons vécu un mois, faire le portrait de tout le pays.
La première chose, c'est la ville elle-même. Le Caire, c'est un monstre. Un monstre de pollution, de bruits, de monde. A priori invivable. Mais on s'y habitue, et j'ai été étonnée de la banalité qu'était devenue pour nous le fait de prendre le métro, faire nos courses, aller en cours...
La télévision omniprésente diffuse en continu soit des lectures du Coran, soit des films égyptiens des années 70 (où l'on peut constater la régression actuelle du statut des femmes), soit des clips où les chanteuses sont toutes plus déshabillées les unes que les autres...
Et des mecs très, voire trop collants... Vous êtes une touriste, vous êtes occidentale, et c'est l'aubaine...
Par contres, des merveilles à découvrir au niveau historique (des pierres, des statues, des colonnes, et encore des colonnes...) et pour les amateurs de mosquées, vous serez largement servis !
L'Egypte vit du tourisme, mais c'est en majorité un tourisme imbécile qui prétend avoir vu le pays à travers les vitres d'un car.
La deuxième chose, qui nous a vraiment choqué, c'est l'ancrage de la religion dans toutes les sphères de la vie. Aucun respect des femmes, aucune tolérance vis-à-vis des autres religions.
Et l'argent...
Ici, la plus grande richesse cohabite avec la plus grande pauvreté. Une dictature qui a tout rongé, des Frères Musulmans en pleine recrudescence, et malgré tout des Egyptiens empreints du désir de se libérer de ce joug, tant politique que religieux, et qui luttent comme ils peuvent pour retrouver un semblant de droits et de libertés.


Faatima

Déjà, ce qui m'a marqué c'est les phrases fétiches de nos sympathiques profs du DEAC: "sabah el_khair ya gama'a"(Imbert), "wa enta Thieeerry, enta mabsout, enta farhan?"(Imène), "Shabab el_DEAC, akhbar, akhbar...", ou encore "touridou nogta ? gamil !"(Sabri).
J'ai bien aimé marchander en arabe au souq (ou plutôt sou') et dans les boutiques, même si ça énervait tout le monde sauf Leyla et moi, deux heures de blabla avant d'acheter quelque chose ou avant de faire un choix au resto, mais c'est normal on est blondes !
Tu n'oublieras pas bien sûr le personnel très particulier de l'hôtel : Mouss-Mouss, Ahmed et Ahmed (le muet), Mohammed,... Et le fameux shay du p''it déj qu'on s'est tapé pendant un mois !
Le meilleur bien sûr c'est les crises de rire du Bulgare, qui nous contaminait souvent. Toujours de bonne humeur, c'est sans doute lui qui a le plus apprécié ce séjour. Normal, il était comme un Pasha, toujours complimenté par les passants dans la rue, à la fin il se prenait pour un véritable Egyptien, "on était toutes sa propriété" faut pas trop rêver !!
Quoi d'autre ? le méga Mc Do, le Mc Arabia pas mal, le métro cairote, les clips musicaux qu'on retrouvait dans tous les lieux publics et qu'on pouvait plus voir !, les demandes en mariage qui font toujours rire le Bulgare,...
Mais le meilleur c'était Alexandrie et je pense que personne ne me contredira, il faisait bon, beau, climat parfait avec le café brésilien, humm ! et la magnifique bibliothèque.
En tout cas, dans la globalité, j'ai beaucoup aimé ce séjour car on a eu la chance de découvrir différents côtés de l'Egypte avec de gros contrastes parfois, d'un lieu à un autre, d'un quartier à l'autre, d'une ville à l'autre. Et on a eu aussi l'occasion de tester beaucoup de choses différentes : tramway, microbus, train de nuit, métro, pyramides, temples, mosquées, cinéma, centre commercial, Mish-Mish (frites vertes pour Zeyneb, glaces "maison" pour Mathilde et moi), crêperie, chicha, taxis fous, felouques, cocktails de fruits,...
Si on a pu profiter aussi bien de ce voyage c'est grâce au bon groupe qu'on formait avec toujours une bonne entente, je remercie tous ceux qui par leur motivation réussissaient à motiver tout le monde.

# Posté le mardi 13 décembre 2005 10:26

My being an artist

My being an artist
Je sais que la plupart vont trouver ce post complètement inutile, mais voilà le résultat de mes heures d'ennui productif pendant les cours... Je dessine de jolies jeunes filles.

Elles sont sexy - mais pas vulgaires, elles sont pas souriantes, elles sont agressives, elles sont excessives, excessivement maigres, prêtes au combat, les poings serrés, leurs cheveux sont lisses et brillent, elles aiment les hommes ; un peu mais pas trop - les surveillent du coin de l'oeil, écoutent Rage Against the Machine pour alimenter le rythme de leur démarche, elles griffent, elles clignent des yeux, elles chantent parfois des chansons, pleurent de rage quand on ne les voit pas, cachent des muscles en béton sous la finesse de leurs bras...
Elles sont malignes, elles sont magiques, parfois timides, parfois inaccessibles ; parfois bruyantes, une peu blessantes, toujours charmantes.
Elles savent toucher le ciel du doigt, étreindre le soleil à ses heures les plus chaudes, parsemer de leurs lèvres des poisons qui font peur, elles sont violentes et crispantes, maîtresses des douleurs, tournoyantes et amusantes ; elles osent, elles détestent, elles pensent, elles disent non, elles foncent, elles crient, elles sont heureuses...

Ce sont des filles... mes filles à moi.

# Posté le lundi 05 décembre 2005 15:28